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22.07.2026 08:07 PM
GBP/USD – Analyse Smart Money : l’inflation britannique ne parvient pas à soutenir la livre
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L’EUR/USD a enregistré de solides gains ces dernières semaines, ce qui pourrait marquer le début d’une tendance haussière plus large. Toutefois, les acheteurs ont désormais marqué une pause. Le rallye de la livre a été exceptionnellement rapide, et de tels mouvements durent rarement longtemps sans correction. J’anticipe donc un repli correctif, déjà entamé, qui pourrait se prolonger pendant plusieurs semaines.

Le contexte fondamental de la livre cette semaine a été mitigé. Les données sur le marché du travail – en particulier les chiffres du chômage et des salaires – ont globalement été favorables. En revanche, le rapport sur l’inflation a déçu. L’inflation britannique a ralenti plus qu’attendu, ce qui, à mon sens, clôt de fait le débat sur un nouvel durcissement monétaire de la Bank of England. L’attention pourrait au contraire se déplacer progressivement vers la possibilité d’un assouplissement de la politique monétaire plus tard cette année.

Il vaut la peine de rappeler que le gouverneur de la Bank of England, Andrew Bailey, a clairement indiqué lors de la dernière réunion de politique monétaire que le processus de désinflation se poursuivait et que l’inflation pourrait revenir à l’objectif de 2 % l’an prochain. Plus l’inflation se rapprochera de cet objectif, plus la probabilité d’une baisse des taux augmentera. En conséquence, le sentiment de plus en plus accommodant qui entoure la Bank of England fournit une explication logique au recul actuel de la livre, mouvement renforcé par la correction en cours.

Les perspectives pour le FOMC sont beaucoup moins claires. Initialement, les marchés s’attendaient à une accélération de l’inflation américaine à moins que la Fed ne durcisse sa politique monétaire. Par la suite, les craintes d’inflation se sont apaisées à mesure que le prix du pétrole retombait autour de 70 $ le baril. Cette semaine, cependant, le pétrole est remonté à 94 $, et la dernière escalade au Moyen‑Orient, combinée à la fermeture du détroit d’Hormuz, pourrait propulser les prix jusqu’à 120 $.

Si le scénario le plus pessimiste se matérialise, le pétrole pourrait revenir dès la semaine prochaine dans la zone 100–120 $. Dans ce cas, les espoirs de ralentissement de l’inflation, que ce soit aux États‑Unis ou au Royaume‑Uni, s’évanouiraient probablement. À l’inverse, si les tensions se détendent, les prix du pétrole pourraient refluer vers la zone 60–70 $, réduisant le besoin d’un nouveau resserrement de la Fed. Pour cette raison, le dollar américain ne peut pas, à l’heure actuelle, compter sur la fermeté de la Réserve fédérale pour un soutien durable.

Sur le plan technique, le graphique continue de favoriser les acheteurs. La paire a d’abord balayé la liquidité sous le plus bas du 6 avril, puis sous le plus bas du 31 mars, ce qui a offert une base solide au rallye de la livre ces dernières semaines. Étant donné que le dollar américain manque toujours de moteurs haussiers convaincants à long terme – et qu’il a déjà enregistré des gains substantiels en 2026 – je pense que les vendeurs auront du mal à conserver la main encore longtemps.

Le prix a réagi à deux reprises à Bullish Imbalance 23, offrant aux traders des opportunités acheteuses profitables. À l’heure actuelle, toutefois, aucun nouveau schéma technique n’a émergé, ce qui ne laisse apparaître aucune zone d’intérêt claire ni pour des positions longues ni pour des positions courtes.

Le calendrier économique de mercredi était relativement léger. La seule publication notable au Royaume‑Uni concernait l’inflation, ressortie plus faible que prévu. Ce chiffre pourrait continuer de peser sur la livre, même si la correction actuelle semble déjà approcher de son terme. Malheureusement, aucun schéma graphique exploitable n’est visible pour le moment. Les traders devront attendre l’apparition de nouvelles configurations ou un balayage de liquidité sur des niveaux charnières.

Dans une perspective plus large, je vois toujours peu de raisons d’anticiper autre chose qu’une faiblesse à long terme du dollar américain. Ni le conflit entre l’Iran et les États‑Unis, ni la perspective de hausses de taux de la Fed en 2026 n’ont fondamentalement modifié ce constat. Les tensions géopolitiques ont temporairement rappelé aux investisseurs le statut de valeur refuge du dollar, mais le conflit a déjà passé son pic d’intensité.

Bien que la Réserve fédérale prévoie de relever ses taux d’intérêt en 2026 – un facteur de soutien pour le dollar – il est important de garder à l’esprit qu’un resserrement monétaire accru devrait probablement freiner à la fois la croissance économique et le marché du travail. De plus, Kevin Warsh a été nommé par le président Donald Trump pour diriger le FOMC avec l’objectif, à terme, d’assouplir la politique monétaire, ce que Jerome Powell ne voulait pas faire. Par conséquent, selon moi, toute appréciation du dollar américain a de fortes chances de n’être que temporaire, plutôt que le début d’une tendance haussière durable à long terme.

Calendrier économique des États‑Unis et du Royaume‑Uni

  • États‑Unis : Inscriptions hebdomadaires au chômage (12:30 UTC)

Le calendrier économique du 23 juillet ne comporte qu’un seul événement, qui a peu de chances d’influer sur le sentiment des traders. Par conséquent, le contexte économique de jeudi devrait avoir peu ou pas d’impact sur le marché.

Prévisions et perspectives de trading pour le GBP/USD

Les perspectives de long terme pour la livre restent haussières. Après les balayages de liquidité sous les deux derniers plus bas de swing, les acheteurs ont repris le contrôle du marché. La livre pourrait encore reprendre son repli vers le niveau d’invalidation de la tendance haussière à 1,3007, mais cela nécessiterait de nouveaux signaux baissiers, actuellement absents.

Le scénario haussier est soutenu par les deux balayages de liquidité et Bullish Imbalance 23. Bien que la réaction haussière à partir de ce déséquilibre se soit déjà matérialisée et que le marché soit entré dans une phase corrective, les objectifs haussiers de plus long terme demeurent le plus haut du 1er mai à 1,3656 et le plus haut du 27 janvier à 1,3867. Cependant, l’ouverture de nouvelles positions longues à ce stade exigerait la formation de nouveaux schémas haussiers, qui ne se sont pas encore dessinés.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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