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28.07.2026 09:37 AMLe Brent est tombé sous les 88 $ le baril, poursuivant sa forte baisse après un repli de 8,7 % lundi, sa plus forte chute en plus de trois mois. Le WTI se maintient autour de 82 $.
La poursuite du recul a été déclenchée par les déclarations du président Trump selon lesquelles les États-Unis et l’Iran négocient pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, les deux parties continuant de s’abstenir d’attaques. Selon Axios, Trump a déclaré qu’il avait décidé de suspendre les frappes afin de donner une nouvelle chance aux négociations. Dans des commentaires adressés aux journalistes, il a également mentionné qu’il y avait de « bonnes chances » de progrès dans les discussions. Toutefois, il demeure incertain que de véritables pourparlers de fond soient effectivement en cours.
Le pétrole a été extrêmement volatil ce mois-ci. Dans un premier temps, les prix ont fortement grimpé avec la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran et l’extension de la guerre à la mer Rouge, avant de s’effondrer lorsque les tensions se sont apaisées ces derniers jours. Néanmoins, les opérateurs de marché restent prudents, le trafic de pétroliers à travers le détroit d’Hormuz n’ayant pas encore retrouvé la normale.
Les données sur les expéditions réelles confirment cette prudence. Le trafic observé à travers le détroit d’Hormuz, tôt mardi, est resté limité, même si certains navires semblaient l’avoir franchi avec leurs transpondeurs éteints. La veille, seuls quatre navires avaient traversé le détroit.
Sur le plan diplomatique, l’activité s’est nettement intensifiée dans plusieurs directions. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a eu lundi soir des entretiens téléphoniques avec ses homologues saoudien et omanais, appelant à une coopération concernant Hormuz, selon un communiqué du ministère. Parallèlement, les négociateurs iraniens et omanais poursuivent leurs efforts pour parvenir à un accord sur la reprise du trafic maritime à travers le détroit, qui relie le golfe Persique aux marchés mondiaux et représentait, en temps de paix, un cinquième des livraisons quotidiennes de pétrole.
Aujourd’hui, Trump doit rencontrer à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour des discussions sur l’Iran. Il convient de noter que ces deux pays ont déclenché la guerre en février dans le but de perturber le programme nucléaire de Téhéran.
En ce qui concerne la configuration technique actuelle du pétrole, les acheteurs doivent d’abord franchir la résistance la plus proche à 83,56 $. Cela permettrait de viser 86,67 $, un niveau dont la cassure s’annoncerait assez difficile. L’objectif le plus éloigné se situerait dans la zone des 89,54 $. En cas de repli du pétrole, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle à 80,50 $. S’ils y parviennent, la rupture de cette zone porterait un sérieux coup aux positions des acheteurs et pourrait entraîner le pétrole vers un creux à 78,70 $, avec la perspective d’une poursuite de la baisse jusqu’à 76,30 $.
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