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26.08.2026 03:55 PM
L’or s’envole à 4 500 $, le pétrole s’effondre sous l’effet de la diplomatie, et l’IA part à la conquête de l’espace
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Quatre événements clés qui redessinent l’équilibre des pouvoirs sont aujourd’hui au centre de l’attention des investisseurs.

Alors que la panique autour du fardeau budgétaire des États-Unis et les mesures spectaculaires du Trésor propulsent l’or vers un niveau historique de 4 500 $/oz, le marché pétrolier réagit par une forte correction face à des avancées diplomatiques inattendues au Moyen-Orient, intégrant par anticipation les nouvelles sanctions.

Parallèlement, les marchés boursiers asiatiques et le secteur des semi-conducteurs font preuve d’une résilience remarquable, opérant de nets retournements avant les grands rapports technologiques de la semaine. Et les frontières du possible sont repoussées : l’alliance SpaceX–Nvidia a annoncé son intention de déployer de véritables centres de données d’IA en orbite. Les géants de la tech prouvent qu’au cœur même des turbulences généralisées du marché, c’est toujours l’innovation qui fixe les règles.

Ruée vers l’or : comment la panique liée à la dette a propulsé les prix à un niveau historique de 4 500 $

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Les investisseurs achètent des contrats à terme pour des montants record de plusieurs milliards de dollars, et des décisions inattendues du US Treasury ont conduit les marchés à s’interroger sur la fiabilité du dollar. Les marchés mondiaux sont en plein tumulte et le métal refuge connaît un véritable boom. Les achats spéculatifs de contrats à terme sur l’or ont atteint un plus haut de dix ans.

Cette frénésie est alimentée non seulement par la montée des craintes liées à l’énorme dette publique américaine, mais aussi par une initiative soudaine – disons peu conventionnelle – du Treasury, qui a secoué Wall Street la semaine dernière.

Signaux discrets et afflux de milliards de dollars

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après les analystes du desk matières premières de Goldman Sachs, sur la base des rapports de la CFTC, les spéculateurs ont investi un montant net de 22,2 milliards de dollars dans les contrats à terme sur l’or en seulement trois semaines (clôturées le 18 août). Il s’agit du volume nominal le plus élevé depuis plus de dix ans.

L’appétit des intervenants ne cesse de croître : les positions nettes longues ont grimpé jusqu’au 93e centile de leur fourchette sur deux ans, et le nombre de contrats nets longs détenus par les opérateurs non commerciaux a dépassé les 222 000.

La démarche du Treasury comme déclencheur

Le catalyseur de ce rally sur l’or a été l’annonce choc du US Treasury, qui a élargi son programme de rachat d’obligations de long terme. Le marché a réagi immédiatement et avec nervosité.

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Du 18 au 21 août, le cours de l’or a bondi de près de 6 %, et le prix au comptant a franchi pour la première fois dans l’histoire le seuil psychologique de 4 500 $/oz. Lundi 24 août, le métal avait consolidé ses gains et atteint des niveaux plus vus depuis la mi‑mai, note CNBC.

Une crise de confiance dans le dollar

Qu’est-ce qui a précisément effrayé les investisseurs ? Comme le souligne Jonathan Garber de Goldman Sachs, de nombreux intervenants de marché ont perçu la décision du Trésor non pas comme une gestion économique prudente, mais comme une « tentative désespérée d’influencer la tarification sur la partie longue de la courbe des taux ».

En termes simples, les spéculateurs y ont vu un signe que le marché des bons du Trésor américain n’est plus en mesure d’absorber la pression par lui‑même. Cela a ravivé de fortes inquiétudes quant à la solidité de la confiance fondamentale dans le dollar américain.

La conséquence était prévisible : l’intérêt ouvert sur l’or a augmenté au fil des séances, gagnant encore 8,9 milliards de dollars. Tandis que les autorités américaines tentent d’atténuer les turbulences sur le marché de la dette, les investisseurs mondiaux privilégient l’unique actif qu’aucune banque centrale ne peut créer à volonté : l’or physique.

Vous souhaitez tirer parti de ces mouvements et profiter des retournements des marchés mondiaux ? Les instruments mentionnés — indices mondiaux et actions des grandes entreprises technologiques — sont négociables sur la plateforme InstaTrade. Ne manquez pas l’occasion de réagir plus vite que les autres : ouvrez un compte de trading et téléchargez l’application mobile pour trader 24h/24 et 7j/7.

Le pétrole mondial s’effondre malgré les nouvelles sanctions américaines

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Les prix mondiaux du pétrole ont chuté à leurs plus bas niveaux hebdomadaires : des signaux diplomatiques prudents en provenance du Moyen-Orient ont pesé plus lourd que les menaces bruyantes mais creuses de sanctions américaines. Le marché a, en pratique, décrété que les pourparlers de paix comptaient davantage que la rhétorique sur les sanctions.

Les investisseurs haussiers sur le pétrole ont été mis K.-O. Le Brent a reculé de 3,59 $ (‑3,9 %) à 88,58 $ le baril — son plus bas niveau depuis le 14 août. Le WTI américain a perdu 2,65 $ (‑3,1 %) à 82,36 $ (un plus bas depuis le 13 août). La pression vendeuse a été telle que le WTI a encore cédé 1,7 % lors des premiers échanges en Asie mercredi.

Qu’est-ce qui a donc déclenché cette liquidation paniquée des positions longues ? La réponse se trouve dans les événements autour du détroit d’Ormuz — la principale artère pétrolière de la planète, dont le blocage a historiquement ébranlé les marchés.

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L’Iran et Oman ont fait état d’une percée : les parties ont discuté de la création d’un « corridor de navigation temporaire conjoint » et d’un plan de déminage du détroit. En outre, le chef de l’armée pakistanaise a effectué une visite d’une journée à Téhéran, que les médias iraniens ont présentée comme ayant donné des « résultats substantiels ».

Ajoutons à cela l’article de The New York Times indiquant que les États-Unis réaffectent massivement des diplomates dans leurs ambassades du Moyen-Orient. Pour le marché, le signal est clair : Washington n’a pas l’intention d’élargir sa présence militaire dans la région, ce qui réduit le risque d’un conflit armé et d’interruptions d’approvisionnement.

Le paradoxe de mardi, c’est que la vague de ventes est intervenue sur fond de durcissement de la rhétorique. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé un renforcement des sanctions visant plus de 60 entités, dont des réseaux pétroliers iraniens et des navires de la « shadow fleet ».

On pourrait penser que cela ferait monter les prix. Mais le diable se cache dans les détails : Bessent n’a pas cité de pays spécifiquement touchés par ces mesures, n’a donné aucun calendrier de mise en œuvre et — point crucial — s’est abstenu d’imposer des sanctions secondaires à la Chine, principal acheteur de pétrole iranien.

Les marchés asiatiques ont opéré un spectaculaire retournement sur fond de bataille des semi-conducteurs

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La journée de mardi en Asie a commencé comme un thriller et s’est achevée en triomphe de la cupidité et du bon sens. Le Nikkei 225 japonais et le KOSPI sud-coréen se sont effondrés à l’ouverture, déclenchant un vent de panique. Mais à la clôture, les deux indices avaient non seulement effacé leurs pertes, ils ont terminé largement dans le vert.

La raison : une armée de chasseurs de bonnes affaires s’est ruée sur les actions de semi-conducteurs malmenées à l’approche du grand rendez-vous technologique de la semaine — la publication des résultats trimestriels de Nvidia.

Les montagnes russes des marchés boursiers

Les chiffres de fin de séance parlent d’eux-mêmes. Le KOSPI a plongé de plus de 4 % dans les premières minutes avant de parvenir à terminer en hausse de 0,68 % à 6 742,74 points. Le Nikkei 225 japonais a chuté de près de 1,4 % à son plus bas en séance, repassant sous le seuil psychologique des 65 000 points, mais les acheteurs l’ont finalement hissé à un gain de 0,5 % à 65 856,43 points. L’indice plus large Topix a gagné 0,5 % pour clôturer à 4 093,67 points.

« Le Topix a pratiquement évolué dans le vert dès l’ouverture, signe clair de flux entrants continus vers les actions japonaises », explique Shuji Hosoi, stratégiste senior chez Daiwa Securities. « Les valeurs de semi-conducteurs ont pesé sur le Nikkei, mais leur dynamique a changé brusquement dès que l’indice de référence coréen a commencé à se redresser. »

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L’ombre de Wall Street et la série de sept jours de repli de Nvidia

Qu’est-ce qui a déclenché la vague de ventes matinale ? La faiblesse des marchés américains pendant la nuit. Le Nasdaq‑100 a reculé de près de 1 %, et le Philadelphia Semiconductor Index a perdu 2,7 %.

Nvidia a fait les gros titres — atteignant de nouveaux plus-bas en séance pour la septième séance consécutive, sa plus longue série de baisse depuis 2022. La nervosité a été alimentée par l’annonce faite aux clients d’augmentations de prix pour les systèmes dotés de capacités d’IA qui seront livrés l’année prochaine.

Séoul et Tokyo, à l’épicentre de la tempête

La Corée du Sud a encaissé le premier choc. L’action Samsung Electronics a plongé après que son plan du 21 août en matière de retour aux actionnaires s’est révélé trop modeste aux yeux d’investisseurs qui attendaient un programme de rachat plus agressif ; SK Hynix a également nettement reculé. L’appétit pour le risque est toutefois revenu au cours de la séance : les deux sociétés se sont redressées, Samsung clôturant à peu près à l’équilibre et SK Hynix en hausse de 0,42 %.

Tokyo a connu un scénario similaire. Advantest et Kioxia ont mené les baisses à l’ouverture, avant de signer de solides rebonds. Kioxia, qui est brièvement tombée sous 50 000 £, a finalement clôturé en hausse de 0,65 % à 51 260 £.

Parmi les autres gagnants figuraient SoftBank Group (+2,25 %) ainsi que les fabricants de câbles à fibre optique Furukawa Electric et Fujikura (+6 % et +4,15 % respectivement), qui ont suscité l’intérêt des chasseurs de bonnes affaires.

Les fondamentaux restent intacts, et les principaux enjeux sont à venir La reprise rapide n’a pas été portée uniquement par la psychologie de marché, mais aussi par des facteurs macroéconomiques. Les rendements des Treasuries américains ont reculé, atténuant la pression liée aux sorties de capitaux étrangers des marchés d’Asie de l’Est.

Les analystes de Kiwoom Securities ont résumé la situation : la vague de ventes actuelle est une « volatilité de l’offre et de la demande », et non la remise en cause d’un fondamental. Les prix des puces mémoire et la visibilité sur les bénéfices restent solides.

Tous les regards se tournent désormais vers mercredi — la publication des résultats de Nvidia pour la période mai–juillet. Les analystes attendent quasiment un miracle : le chiffre d’affaires trimestriel devrait presque doubler pour atteindre environ 92 milliards de dollars. Vendredi, le président de la Fed, Kevin Warsh, prendra la parole à Jackson Hole.

SpaceX prévoit de lancer un satellite d’IA basé sur Nvidia d’ici fin 2027

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L’idée de centres de données entiers en plein espace ouvert ressemble encore à de la science-fiction, mais Elon Musk et Nvidia sont déjà en train d’écrire cette histoire dans la réalité.

Lundi, les géants de la tech ont annoncé une alliance sans précédent : la division IA de SpaceX va déployer des processeurs Nvidia Vera et la plateforme Vera Rubin pour servir la prochaine génération d’IA agentique. L’architecture de calcul avancée est prévue pour être littéralement placée en orbite à bord du satellite Starmind AI1.

Le CEO de SpaceX, Elon Musk, a publié les plans sur X : le premier lancement orbital est prévu pour le quatrième trimestre 2027, et d’ici 2028, les opérations spatiales devraient atteindre une « échelle significative ».

Des serveurs parmi les étoiles. D’après Bloomberg, Musk décrit les centres de données en orbite comme « nettement plus simples, moins chers, plus compacts et plus légers » que les baies de serveurs terrestres traditionnelles.

Le satellite Starmind AI1 sera construit autour du système de rack optimisé de Nvidia, Vera Rubin NVL72 — l’architecture accélérée qui fait aujourd’hui office de référence dans les fermes d’IA au sol.

Dans son communiqué, Nvidia indique que xAI utilisera les processeurs Vera pour faire fonctionner l’IA agent Grok. Les puces prendront en charge l’orchestration, l’exécution de code, le traitement des données et les simulations complexes.

Les spécifications techniques impressionnent : Vera embarque 88 cœurs Olympus conçus par Nvidia et offre une bande passante mémoire pouvant atteindre 1,2 To/s, ce qui permet d’exécuter des tâches d’IA agentique jusqu’à 1,8 fois plus rapidement que sur des processeurs x86 classiques.

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La romance technologique s’intensifie

Ce contrat ne représente que la partie émergée de l’iceberg dans le rapprochement entre les deux entreprises. Début août, Musk a déclaré publiquement que SpaceX utiliserait exclusivement les puces Nvidia pour son infrastructure d’IA, qualifiant l’architecture Vera Rubin de « meilleure disponible ».

On pourrait s’attendre à ce qu’une telle nouvelle propulse les actions à la hausse. Pourtant, le marché a réagi à l’inverse lundi : le cours des deux sociétés a reculé. Nvidia a perdu environ 3 %, poursuivant son mouvement de ventes massives, et SpaceX a également fléchi. NDTV Profit note que SpaceX a brièvement grimpé après l’annonce avant de reperdre du terrain.

Cette faiblesse ne tient pas au partenariat lui-même. Nvidia reste sous pression en raison de contrôles à l’exportation très stricts et de la hausse des coûts de la mémoire. SpaceX, qui s’adapte aux premières phases de la cotation en Bourse, est naturellement volatile et reste nettement en dessous de ses plus hauts post‑IPO.

Tous les instruments mentionnés sont disponibles sur la plateforme InstaTrade. Pour saisir les opportunités dans ce marché turbulent, ouvrez un compte sur le site de la société et téléchargez l’application mobile InstaTrade afin de garder le doigt sur le pouls des prix mondiaux et de trader où que vous soyez.

Andreeva Natalya,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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