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13.03.2026 12:46 AMLa deuxième estimation du PIB japonais au quatrième trimestre s’est révélée meilleure que les données préliminaires, avec une révision à +1,3 % en glissement annuel indiquant que la demande intérieure s’est avérée plus solide que prévu. Ce résultat est nettement supérieur à la prévision de +0,4 % de croissance potentielle du gouvernement, ce qui suggère une image plus positive de la reprise économique du Japon.
Dans le même temps, les prix du pétrole exercent une pression à la baisse sur le PIB et évolueront en fonction des niveaux atteints par les cours. D’après les calculs de Mizuho Bank, si les prix du pétrole se stabilisent autour de 100 $ le baril, cela entraînera une baisse de 0,3 % du PIB, tandis que des prix proches de 120 $ pourraient réduire le PIB de 0,5 % au cours de l’année à venir. Cette menace, à son tour, exerce une pression sur la Bank of Japan (BoJ), rendant de plus en plus difficile la justification d’une hausse des taux dans un contexte de ralentissement économique.
La BoJ se réunit le 19 mars et le marché s’attend à un maintien du taux d’intérêt inchangé. Toutefois, le gouverneur Ueda présentera ses recommandations, que le marché examinera attentivement à la recherche d’indices sur une possible hausse des taux en avril. Étant donné que le Japon dispose de réserves pétrolières suffisantes pour tenir confortablement au moins un mois, nous ne voyons aucune raison de nous attendre à des déclarations inattendues de la part d’Ueda ni à des fluctuations significatives du taux de change du yen.
Une courte position spéculative sur le yen s’est de nouveau formée après la publication du rapport de la CFTC, pour un volume de -1,3 milliard de dollars, ce qui reflète une variation hebdomadaire de -2,24 milliards de dollars. Ce résultat n’a rien de surprenant compte tenu de la sensibilité de l’économie japonaise aux prix de l’énergie, dont plus de 70 % proviennent du golfe Persique. Le prix calculé est passé au-dessus de la moyenne de long terme.
Le yen ne parvient pas à se renforcer, même dans un contexte de hausse de la demande pour les actifs refuges, car la stabilité économique du pays est menacée. Il s’agit d’un cas rare où l’augmentation de la demande d’actifs refuges ne contribue pas à stabiliser le yen, en raison de menaces évidentes pesant sur sa propre économie. Nous considérons que cette tendance est assez solide : tant qu’il restera difficile d’évaluer précisément les dégâts que la guerre et la hausse des prix du pétrole infligent au Japon, le yen restera faible. Dans l’analyse précédente, nous avions indiqué qu’un mouvement vers USD/JPY 160 était plus probable qu’un repli, et cette tendance demeure inchangée : le risque de tester le sommet à 161,96 continue d’augmenter.
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*The market analysis posted here is meant to increase your awareness, but not to give instructions to make a trade.

